Finkielkraut dénonce ce qu'il appelle, à la suite de Chesterton, les « idées démocratiques devenues folles ».
L'égalité radicale : Elle est sortie de son lit pour détruire toute hiérarchie. À l'école, cela conduit à l'effacement de la distinction entre maître et élève ; dans la nation, cela mène à l'effacement de la distinction entre l'autochtone et l'étranger, rendant impossible toute « communauté de destin ».
La liberté dévoyée : Il critique une liberté réduite à l'indépendance individuelle et à l'indifférence envers le bien commun, opposant cela à la liberté civique de Tocqueville qui exige la responsabilité du citoyen.
L'intellectuel revient sur la période des années 1980 comme une « parenthèse merveilleuse » où le débat d'idées était fertile et respectueux. Cette période se serait refermée brutalement en 2002 avec l'apparition de listes noires intellectuelles visant à disqualifier les voix dissidentes comme « réactionnaires » ou « racistes ».
Il pointe du doigt les nouvelles menaces sur la liberté d'expression :
Le Wokisme et la « Cancel Culture » : Une intolérance qui refuse la discussion pour se transformer en « règlements psychiatriques » (accusations de phobies diverses).
L'agressivité politique : Il relate ses propres expériences d'expulsion violente de « Nuit debout » et d'agression par des « Gilets jaunes », y voyant le signe d'une gauche devenue incapable d'écouter l'altérité idéologique.
Finkielkraut se revendique d'une triple identité, inspirée par Leszek Kołakowski :